Expérience Textes

La vie en ligne

Ou la “vie connectée” ? Dans mon cerveau c’est “online life” et je ressens que les traductions ne sont pas tout à fait équivalentes. Détail. C’est pas grave.

Depuis plusieurs années je me pose la question à savoir est-ce vraiment utile d’exister en tant que personne réelle ou personnage sur Internet? Est-ce que c’est un besoin ou une mode ? Est-ce nécessaire ? Peu importe la formulation exacte de la question, il me vient tout de suite à l’esprit cette autre question: ai-je réellement quelque chose à dire qui apporte, nourrit le contenu d’Internet ou si, comme la majorité de ce qu’on y trouve, je ne fais qu’ajouter du bruit ? de l’inutile ?

Ces questions sont revenues à mon esprit il y a quelques jours à peine lorsque j’avais une discussion avec un ami qui me disait, si j’ai bien suivi son idée, qu’on ne devrait ajouter à Internet uniquement si on a réellement quelque chose à dire qui ajoute et enrichit l’expérience humaine globale–et on ne devrait le faire que si on a une expérience exceptionnelle à communiquer, pas juste du commun, du populaire.

Pourtant à regarder partout sur Internet, à consulter plein de sites de réseaux sociaux, on voit bien que la nouvelle norme de communication passe par l’expression totale de chacun, chacune, de tout et de rien. Tout semble compter. Tous et toutes encouragent les échanges, peu importe la qualité, le contenu, la pertinence.

J’ai probablement construit par moi-même un formalisme dans mon mode de communication sur Internet et maintenant je m’y sentirais coincé? C’est possible.

Il y a aussi tous ces centres d’intérêt qui me passionnent de manière à peu près égale: ensemble que je voulais expliquer et commenter dans ma série “Expérience” ici. La diversité des intérêt, cependant, ne semble pas bien admise sur internet. Par exemple, sur une chaîne YouTube il n’y est souvent question que d’un seul sujet. Tout dire, tout communiquer en autant que l’on reste unaire (unidimensionnel) en termes d’intérêt?

Assurément je devrais être plus spontané. Le spontané c’est plutôt l’affaire d’Instagram si on veut: suffit de poster une image, deux trois mots. Mais comme on sait j’ai fermé abruptement mon compte Instagram parce que c’est, pour moi, un poison. J’ai gardé Twitter. Au moins sur Twitter on peut metre des liens vers d’autres sites. Ce n’est pas aussi fermé (pour des questions ridicules de vouloir nous présenter encore plus de pubs) qu’Instagram.

Je suis sur Internet depuis 1994 et pour beaucoup de choses je ne m’y sens pas vraiment à l’aise et parfois j’ai l’impression d’être un intrus.

Assez ruminé pour aujourd’hui. Je suis en train de monter un autre site où il me sera possible de présenter des choses avec plus de flexibilité qu’ici. Le cadre WordPress, avantageux pour présenter des textes et des images, ne se prête pas bien du tout pour d’autres expériences, surtout s’il s’agit de trucs interactifs. Je vais conserver ce blogue et référencer au besoin des pages vers l’autres sites pour vous amuser. Il faudra être patient car je ne suis pas au meilleur niveau énergétique ces temps-ci.

Pour terminer, la photo en entête de post est un collage que j’ai appelé “Tulipe Noire” mais, zut, quelques feuilles se sont décollées. Alors je dois réparer et republier le tout. La photo a été prise avec mon IPad. On constate le grain sur l’image parce que l’éclairage n’était pas très intense. Ceci dit, les ombrages créés par “Tulipe Noire” sont intéressants. Ce collage pourrait prendre le qualificatif de “cinétique” si j’y plaçait un petit ventilateur en-dessous 🙂

tulipe noire, collage

Leave a Reply

%d bloggers like this: