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La suite du futur

Récemment, j’ai montré une structure en papier qui se voulait une sorte de réflexion poétique sur un souvenir de jeunesse au sujet de “Polymer” à Expo 67 (voir la fiche du pavillon ici).

Comme la structure que j’avais réalisée avait donné lieu à de jolies photos, j’ai pensé faire une autre série d’images avant de la détruire. Je n’aurais pas la place pour conserver toutes ces expériences, d’autant que celle-ci était bien fragile et instable, à l’image même des souvenirs.

Cette expérience m’a fait réfléchir davantage sur la nature de mon futur imaginaire que je voyais, et vois encore, comme le lieu d’évasion idéal: un lieu de paix inaltérable. J’ai remarqué que ce futur personnel était surtout composé d’objets, de lieux, de techniques mais ses habitants étaient distants, figés, inaccessibles, donc inoffensifs.

Je parlais aussi l’autre jour de mes créations qui sont aussi statiques, et sans narratif, pour lesquelles j’avais trouvé le mot de ‘figure”, question de leur donner un nom générique.

Je réalise que j’ai de la difficulté à “entrer” dans le monde, que je reste toujours plus ou moins en retrait, en mode observateur. Un observateur qui filtre, qui choisit les éléments les plus sûrs (?) pour les regarder de plus près. En portant ce regard critique sur moi-même je comprends davantage pourquoi je réalise peu d’images qui racontent, qui ont du mouvement. Je documente… je crois.

Pour l’heure, j’offre une seconde vidéo au sujet de cette structure temporaire en papier ainsi qu’un ensemble de photos que l’on retrouve d’ailleurs sous forme de diaporama dans la vidéo.

Tout de suite en tapant le mot “diaporama”, il me vient toutes sortes de souvenirs: diaporamas sur différents sujets à l’école primaire, au secondaire; diaporamas privés de membres de la famille qui avaient fait des voyages, etc., souvent interminables où chaque image avait des couleurs légèrement ou sérieusement dénaturées. Mais c’était encore l’époque où la photo couleur grand public était une nouveauté merveilleuse: on pardonnait volontiers les défauts. Ces défauts visuels ont donné naissance depuis à toutes sortes de filtres photographiques et même une application, Instagram, qui avait son mérite avant d’être corrompue par Facebook pour ne devenir qu’un long menu déroulant publicitaire.

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