Uncategorized

48,33 %

En faisant des recherches sur Internet pour trouver des informations diverses, en partant de SGML (qui a donné naissance, en quelque sorte, au HTML, le langage de balisage du Web [pour faire facile: le langage structurant du web, même si ce n’est pas tout à fait exact]), pour passer par XML (un balisage de l’information), tout en voguant en parallèle sur les concepts de “document”, de l’usage et de la valeur des documents dans notre société et des modalités nouvelles de consultation, j’arrive (ouf !) à cette statistique qui voudrait que 48,33 % de la population mondiale ait accès à un téléphone cellulaire/téléphone intelligent.

C’est complètement stupéfiant. J’ai eu mon premier téléphone cellulaire quelque part dans les années 2000. Sans compter toutes les années où avec réticence je n’en voulais pas, trouvant la chose plutôt inutile. Et maintenant, ça m’est devenu tristement indispensable. Ce fait, en comparaison avec la rapidité avec laquelle cette technologie a envahi le monde, me jette par terre.

Il doit y avoir une réelle nécessité contemporaine pour cet outil de communication.

Avec la possibilité d’entrer en communication avec n’importe qui, n’importe quand et, surtout, n’importe où, les téléphones intelligents nous donnent accès à Internet (presque en entier): ce sont des “information appliances”, des appareils de consommation d’information, devenus aussi indispensables que le quatuor poêle, frigidaire, laveuse, sécheuse (pour qui n’est pas au Québec, ça correspond à cuisinière, réfrigérateur, lave-linge et sèche-linge). Au fait on est rendu au quintet : il ne faut pas oublier le four micro-ondes.

Je cherchais quelque chose pour appuyer mon idée que les téléphones intelligents étaient devenus des “acteurs”, de la même manière que l’automobile en était devenu un au fur et à mesure de la pénétration du marché. J’explique: tant que l’automobile n’était pas en vogue, le fait qu’elle apparaissait dans un film ou un roman demeurait circonscrit à l’objet et son utilité. Au fil des ans, les scénarios et dialogues l’ont incluse de plus en plus au point où elle est devenue un acteur, un élément qui offre des possibilités d’actions qu’on ne pouvait imaginer avant, comme par exemple, ballade en auto, évasion vers des paysages somptueux ou rafraîchissants, l’auto filature, l’auto pour la fuite, pour s’y cacher et discuter sans être écouté, l’auto dans laquelle naissent des passions amoureuse, etc.

La même chose se passe pour le téléphone: combien de films et de séries maintenant traitent l’usage du téléphone comme partie intégrante de scénarios: de nouvelles possibilités quant à la communication, à la narration et au développement des intrigues. Combien de fois voit-on maintenant des bulles de messages en surimpression à l’écran : l’action est couplée, complémentée par des messages.

Dans le réel, le téléphone intelligent qui permet de se prendre en photo partout, de se situer en temps réel dans le monde, d’indiquer sa présence, comme autrefois on aimait faire des marques au canif sur des troncs d’arbre.

Tout un détour pour tenter de définir comment on peut consulter un document de nos jours, comment ce n’est plus une consultation statique devant un objet matériel (journal, livre, cahier, fiche, etc.) mais une consultation en mouvement: l’info dans la poche.

Je réfléchis à ça parce que je veux mieux illustrer que le document traditionnel, matériel et sa contrepartie actuelle numérique (virtuelle) ont beaucoup en commun mais sont aussi différents au point que le document électronique n’est pas tout à fait un descendant du document matériel mais qu’il est d’une autre essence, pas tant dans la forme que dans le mode de consultation.

Pour anecdote, les idées ci-dessus ont émergé parce que je fais une recherche mais surtout au moment où j’ai réalisé, en regardant quelqu’un taper un texto sur son “cell” que, malgré toutes ces années, je reste encore complètement incapable de taper un message avec deux pouces: je tape à un seul doit au “cell”, c’est long et je n’arrête pas de faire des erreurs — et non, je n’utilise pas le “auto complete” qui propose trop souvent le mauvais mot ou le corrige à mon insu.

Je ne m’ajuste pas aussi bien que je l’aurais cru aux nouvelles réalités de la communication 😊 .

La source de la statistique vient de https://www.bankmycell.com/blog/how-many-phones-are-in-the-world .

Leave a Reply

%d bloggers like this: