(Les images sont plus loin dans le texte ou à la fin de l’article si vous voulez aller à l’essentiel.)

Pour toutes sortes de raisons, dont le fait qu’il faut bien un jour être plus pratique, je vais progressivement restreindre mes activités créatrices de sorte que, dans un proche avenir, j’aie moins de matériel et d’équipement.

J’aime bien créer en utilisant toutes sortes de techniques et de matériaux. Cependant ça impose d’avoir sous la main beaucoup de matériels, machines, accessoires, outils, caméras, etc. Ça prend beaucoup de place (même si à mon nouvel appartement j’ai amplement l’espace pour tout faire). Déménager tout ça a été assez laborieux et si je dois déménager à nouveau (sait-on jamais), je ne me vois pas tout remballer.

Alors j’opte pour une solution qui me forcera à compléter tous les projets en cours, utiliser tous les matériaux sous la main, et ce, le plus rapidement possible.

Autre point, créer pour le plaisir, sans contrainte, ça n’apporte pas grands revenus. Jusqu’à présent, la chose était sans conséquence. Si je retourne sur le marché du travail, je n’aurai, en toute conséquence logique, pas autant de temps pour réaliser toutes mes idées.

Depuis un bout de temps, avec ces idées en tête, je me suis mis à mesurer mon intérêt pour les différents arts et technique que j’aime pratiquer. Habile en tout, excellent en rien, l’heure des choix positifs a sonnée.

J’aime encore faire des vêtements (même si je n’en parle plus beaucoup ici). C’est la technique que je maîtrise le plus mais c’est aussi, à mon avis et selon mon ensemble de compétences, la plus difficile à rendre rentable : qui paierait 2 000 $ pour un manteau, même s’il s’agit d’une pièce unique et fabriquée avec grand art ? Presque personne, du moins, personne que je connais. Je vais donc diminuer de moitié le nombre de machines et accessoires dans ce domaine (je garde mon mannequin, nommé Robert, parce que c’est une des choses que je voulais avoir depuis longtemps et il m’est extrêmement utile).

Robert

Peinture : acrylique ou aquarelle ? Je vais vider mon stock de peinture acrylique et me concentrer sur l’aquarelle. Tout simplement parce que ça prend moins de place. L’acrylique est un medium extraordinairement polyvalent avec, comme conséquence, qu’on accumule toutes sortes de produits, bases, mixtures, composés, etc. Je vide progressivement tubes et bocaux. Je travaille sur des panneaux de carton ou de plastique et je n’entrevois pas me lancer dans la création sur canevas. Je laisse ça aux pros.

Plus bas, je vais revenir sur l’aquarelle car j’ai appris quelque chose de très intéressant pour moi.

Images numériques : pour ceux et celles qui suivent ce blogue, vous savez que j’ai quitté le monde d’Adobe et suis passé à celui d’Affinity. Je vais continuer à créer des images numériques (c’est je pense mon point le plus fort, après le vêtement) et, contrairement au travail avec la matière, le numérique ne prend pas de place. Je continue, mais avec un budget restreint et n’investirai plus dans des logiciels pour un bon bout de temps.

J’avais pensé offrir mes services d’illustration mais la compétition est telle que je crois que ça serait une énergie gaspillée. Place aux autres.

Musique (ou ce que je préfère appeler “audio” ou “ambiance sonore”) : tout comme les images numériques, la musique électronique ne prend pas beaucoup de place. Me suffira de me départir de quelques instruments. Je ne pense pas m’y consacrer avec autant d’assiduité qu’auparavant parce que le but premier était de créer les trames sonores de mes vidéos.

Vidéo : je pensais sincèrement que la création vidéo était un moyen de lier tous mes talents créatifs et de proposer un regard accessible sur mon univers créatif personnel. Mais ce domaine demande tellement de temps et d’énergie pour produire quelques minutes de qualité relative que j’ai trouvé au fil du temps que ça mettait davantage de bâtons dans les roues que ça ne me permettait de m’exprimer. À l’occasion, peut-être, un petit bout de film sur quelque chose que j’ai vu ou quelque technique à montrer, mais sans plus.

Programmation : au ralenti. Ça me fait de la peine. J’espère qu’en faisant moins de projets variés je pourrai passer plus de temps sur Paintual. La concentration que demande la programmation n’est pas au rendez-vous pour le moment (j’ai quand même avancé un peu mais pas assez pour faire un “release” qui soit utilisable sans planter à toutes les 10 minutes).

Chercher à vivre plus léger, c’est peut-être une chose qui arrive fréquemment quand on est dans la cinquantaine.

Pinceaux

Et juste pour dire le contraire de tout ce que je viens d’énoncer, j’ai commandé 3 pinceaux à aquarelle parce que je regardais des dizaines de vidéos pour aller chercher des idées de technique au pinceau afin de faire des calculs pour des effets à programmer plus tard dans Paintual. De fil en aiguille, l’intérêt pour l’aquarelle est revenu en surface et j’ai découvert les pinceaux ronds (j’ai toujours préféré travailler avec des pinceaux plats), les gros pinceaux ronds, qu’on appelle en anglais “mop”. Ils regorgent d’eau et permettent une grande variété d’effets.

J’ai appris cela de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Th0Obp41w9I

Pinceaux ronds, Escoda Ultimo, tailles 16, 14 et 10

En quelques secondes, une petite fleur, un peu ratée, mais toute heureuse de sa spontanéité.

Recherche de textures

Pour Paintual, je compose une grande collection d’images de textures que je pourrai analyser et en déduire quelques algorithmes pour créer de nouveaux effets. C’est ce qui m’a amené à essayer de nouvelles techniques “pour voir” comme par exemple l’aquarelle sur surface imperméable.

De petites portions de ces essais vont se retrouver dans la collection des textures.

Pour terminer