Another Accident–A Case Study

(Images below, after the text and its French translation)

I call an accident in my creation process when two unrelated things seem to fit well together. To promote accidents (which I consider by best pieces) the place where I live is a total mess: everything is every where in a secret hope that I will notice the next accident and get inspiration from it.

Some time ago I started a series called “Disposition” where I would place random pieces of paper or objects together and see if they could fit—by accident. Most of the time it did. But left to themselves they did not talk much. A (substantial) bit of Photoshop helped. Of the 200 plus experiments in this series, 80 were good enough to be displayed on this blog. This series will resume some time this year.

Yesterday night I went early to bed and played a bit with Autodesk’s Sketchbook on my MS Surface tablet-laptop hybrid thing. Although I can’t draw (except fatty cats) I like to play with the pressure sensitive pen and discover shapes and lines I can’t achieve using a regular graphic tablet and Photoshop on my big powerful computer (strangely named “La Machine à fabriquer les Facebook Kitties” [The Facebook Kitties Maker], that’s a long story I might tell one day). On the same exercise file, I scribbled approximative flowers on a few layers, saving them for future use this week.

This morning, I just revealed all the layers in Photoshop, and there it was—the accident that I completed with an indistinct figure. It needed a backdrop to situate it in some context. A heavily modified photograph of paramedics taking care of a person in dire need did the trick. A bright green filtering layer would break the dark atmosphere of the whole.

The finished image, to me, represents a homeless person in a sitting position. That person doesn’t have a face because we generally do not want them to be people, but just a statistical problem.

Below are some of the layers displayed separately and the final image.

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Accident – Étude

Dans mon processus de création, un accident se produit lorsque deux choses qui n’ont rien en commun se côtoient et donnent un résultat heureux. Afin de provoquer de tels accidents (que je considère comme mes meilleures réalisations) mon appartement est constamment en désordre : tout est partout avec l’espoir secret que je découvrirai de tels accidents et qu’ils sauront m’inspirer.

J’ai démarré il y a quelque temps une série que j’ai appelée « Dispositions » où des bouts de papiers et autres objets étaient placés ensemble de manière aléatoire pour voir s’ils provoqueraient des accidents. Ça fonctionnait la plupart du temps quoique laissés à eux-mêmes ils manquaient de vitalité. Un peu (beaucoup même) de Photoshop les rendait plus évocateurs. Quatre-vingts pièces extraites d’un ensemble d’un peu plus de 200 expériences se sont retrouvées sur mon blogue. Cette série sera augmentée quelque part cette année.

Hier soir je me suis installé tôt au lit avec ma tablette MS Surface pour jouer avec Sketchbook d’Autodesk. Quoique je ne suis capable de dessiner convenablement que des chats grassouillets, j’aime bien jouer avec les effets que permet le stylet, question de découvrir des formes, des mouvements que je ne peux obtenir avec une tablette graphique régulière comme celle branchée sur mon ordi plus puissant que j’ai nommé « La Machine à fabriquer les Facebook Kitties » (une histoire à raconter un autre jour peut-être). Dans le même fichier Sketchbook j’ai empilé les couches et sur chacune d’elles j’ai tracé des fleurs approximatives ; l’ensemble sauvegardé pour retouches plus tard en semaine.

Ce matin j’ai ouvert le fichier de gribouillis dans Photoshop et soudainement apparaît un accident. J’ai complété le tout en esquissant un personnage. Il fallait aussi un arrière-plan, question de le mettre en contexte, lui permettre de raconter une histoire. Une scène d’ambulanciers portant secours à un blessé, exagérément modifiée, fit l’affaire. Un éclairage vert brillant permit de briser le caractère sombre de l’ensemble.

Dans l’image complétée je vois une personne sans-abri (SDF) dans une position assise et sans visage puisqu’on préfère généralement traiter ce problème social sous forme de statistique nous permettant ainsi d’éviter le contexte humain.

Ci-dessous, quelques-unes des couches prises isolément ainsi que le résultat final.

Window Today

The fun with literal translations is that it almost never works. For example, “Window Today” literally translated to the French “Fenêtre aujourd’hui” just sounds incomplete, immature, and for that matter it is an uninteresting phrase. The reverse, that is literal translations from French to English is also very quirky.

To be able to play with more than one language is a fine way to understand what language is, to better circumscribe the sense of meaning.

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Je m’amuse beaucoup avec les traductions littérales, parce que ça ne fonctionne pas du tout. À titre d’exemple, le titre du jour « Window Today » donnerait « Fenêtre aujourd’hui », ce qui apparaît clairement un titre incomplet et inintéressant. L’inverse, soit les traductions littérales du français vers l’anglais, sont tout aussi bizarres.

Pouvoir jouer avec plus d’une langue est un bon moyen pour comprendre ce qu’est le langage et mieux définir ce que signifie le sens.

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Therefore, to keep it funny, I choose “Aujourd’hui fenêtre” as the French translation of today’s post. It is as quirky and defective but funnier.

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C’est ainsi que je choisis « Aujourd’hui fenêtre » pour la traduction du billet du jour; tout aussi détraqué mais plus drôle.

Blueprint for a New World

At one point in history each of the things we like to hate today were invented or created to solve a problem, be it chemistry, industry, commerce, politics, computer science, or anything else you may think of. They are tools and, as such, are limited. We improve upon them, imagining new solutions. Misconceptions about them crawl the web in such a way as to create a new kind of alternate religion where many are led to believe that these modern “problems” must be eradicated and a new kind of world be erected.  Throwing everything away to live a simpler life, like our ancestors, going back. We think of a new age made of fragments of past happiness. It is a very dangerous plan because the problems we have forgotten will come back.

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