Kowloon

YouTube à l’occasion propose des vidéos qui sont, en apparence, sans rapport aucun avec les sujets généraux qui m’intéressent. Petite parenthèse ici sur cette lame à deux tranchants qu’est la collecte des données à toutes fins. D’un côté, c’est bien à la mode de décrier la vente de nos “données” au plus offrant, de l’autre cependant, ça nous permet de faire des découvertes sans recherche. Parfois les algorithmes déraillent un brin, ainsi Kowloon est apparu à mon écran.

La vidéo (en anglais):

Phénomène incroyable d’urbanisme organique, il contient son langage de formes propre. Un langage qui, sans que je passe des paragraphes et des paragraphes à tout expliquer, rejoint mon intérêt pour le phénomène de la perception — plus précisément le moment entre le fait de percevoir de manière organique (les yeux reçoivent la lumière; les oreilles, le son; les doigts, la texture, etc — et le décodage final dans le cerveau, la reconnaissance ou non du phénomène observé.

Petit bonheur additionnel, une recherche sur Google me donne quantité d’images sur certains aspects de la structure de Kowloon: des heures de plaisir en perspective à suivre, à l’imaginaire, ces passages labyrinthiques.

De collages et autres triturations d’images, en petit format (j’ai une préférence pour ce que je peux voir d’ensemble d’un coup) en agrégations en grandes surfaces virtuelles: idées à considérer pour un futur projet. Mais pas tout de suite, j’ai encore beaucoup à faire avec ce qui m’occupe pour l’instant, des projets privés — faut bien faire entrer un peu d’argent pour ensuite poursuivre des fantaisies 🙂

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YouTube occasionally offers videos that seemingly have nothing to do with the topics that generally interest me. Small parenthesis here: on this two-edged sword that is the collection of personal data for any-and-all purposes, on the one hand, it is currently fashionable to decry the sale of our “data” to the highest bidder; on the other hand, however, it allows us to make discoveries without much research. Sometimes the algorithms get off track a bit, so Kowloon appeared on my screen.

See the video link above.

An incredible phenomenon of organic city planning, it contains its own language of forms. A language which, without having to spend paragraphs and paragraphs explaining everything, falls within my interest in the phenomenon of perception — more precisely the moment between the fact of perceiving organically (the eyes receive the light; the ears, sound; fingers, texture, etc. — and the final decoding in the brain, recognition or not of the phenomenon observed.

As a happy bonus, a search on Google gives me quantity of images on certain aspects of the structure of Kowloon: hours of pleasure in perspective to come. Let the imagination wander in these labyrinthine passages.

Collages and other image processing, in small format (I have a preference for what I can see all at once) aggregated in large virtual surfaces: ideas to consider for a future project. But not right away, I still have a lot to do with what occupies me for the moment, private projects — one has to bring in a little money to then pursue fantasies 🙂

Projection

Toujours en train de travailler sur « Monochrome (Blue) ». Alors que par hasard l’œuvre servait de support à un poème d’Allen Ginsberg, elle a depuis été amenée à avoir son existence propre, hors de tout support contextuel. Je veux dire ici que l’œuvre attachée au poème permettait de suggérer un fragment émotif, disons une fraction de seconde dans la vie d’un artiste à New York dans les années 50. Évidemment, visuellement, l’œuvre n’a rien à voir avec l’époque ou la situation, mais c’est une évocation que j’aimais assigner à cet ensemble à un moment donné.

Depuis, j’ai pris des notes qui serviront dans un journal de voyage fictif, travail plus difficile et laborieux que je que j’avais anticipé.

Par les différentes vidéos que j’ai prises jusqu’à présent de la construction de Monochrome (Blue) et du fait que je les projette sur différents supports pour en tirer de nouvelles itérations, je vois bien qu’il y a diffraction, dédoublement, multiples réalités parallèles qui peuvent surgir, le tout provenant du travail direct sur la matière, la réflexion sur le parcours, les temps de pause, etc.

À date, c’est une des rares créations qui ne soit pas un instantané, il y a développement mais pas encore de narration évidente qui peut être observée.

C’était juste des idées qui me passaient par la tête au moment où je faisais le montage de la vidéo.

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Still working on “Monochrome (Blue).” While the work happened by chance to support a poem by Allen Ginsberg, it has since come to have its own existence, out of any contextual support. I mean here that the work attached to the poem made it possible to suggest an emotional fragment, let’s say a fraction of a second in the life of an artist in New York in the 1950s. Obviously, visually, the work has nothing to do with the era or the situation, but it is an evocation that I liked to assign to this set at a given time.

Since then, I have taken notes that will be used in a fictitious travel journal: a more difficult and laborious work than I had anticipated.

Following the videos I have taken so far of the construction of Monochrome (Blue) and the fact that I project them on different supports to draw new iterations, I can see that there are diffraction, duplication: multiple parallel realities can arise, all coming from direct work on the material, reflection on the process, break times, etc.

To date, it is one of the rare creations that is not a snapshot, one can see that there is development within, but it is still not obvious that a narration can be observed.

These were just ideas that came to my mind as I was editing the video.

Pizza complecte, explications

D’où vient ce mot “complecte” ? Ce n’était pas pour faire rimer le reste de ma petite poésie instantanée (et j’entends les amis me dire que c’est pas de la poésie… un débat “pour quand je s’rai mort” comme on dit souvent au Québec).

Il y a plusieurs années, j’avais une collègue de travail roumaine. Ah! qu’est-ce qu’on a ri ensemble! Un moment donné pour le lunch on s’est dit qu’on se ferait livrer une pizza. Alors on cherche une place dans les environs… et on se pose la question des garnitures. Facile! dès qu’on commande une “pizz” c’est all-dressed. Mais voilà qu’elle me dit :

Oui, on prend une pizza “complecte”.

Complecte?

oui, avec tout dessus.

Ah! une all-dressed (toute garnie).

L’expression m’est restée. Je n’ai jamais pensé demander quelque autre détail sur l’origine de l’expression.

Dans ce qui m’intéresse souvent c’est de ramasser un paquet de choses disparates, leur inventer des liens, réels ou improbables, sinon impossibles. Et puis “complecte” est apparu alors que j’étais en train de programmer… rien à voir avec une base de données relationnelle !!??!! Le cerveau est fascinant.

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Where does the word “complect” come from? It was not to rhyme with the rest of my little instant poetry (and I hear friends tell me it’s not poetry … a debate “for when I’m dead”).

Several years ago, I had a Romanian work colleague. Ah! did we laugh together! At one point for lunch, we thought we would get a pizza delivered. So, we looked for a place in the neighborhood… and we ask ourselves the question of the toppings. Easy! as soon as you order a “pizza,” it’s all-dressed. But then she said to me:

Yes, we take a “complecte” pizza.

Complecte?

Yes, with everything on top.

Ah! an all-dressed.

The expression stayed with me. I never thought of asking for any details on the origin of the expression.

Of my many interests, I like to pick up a bunch of disparate things, to invent links, real or improbable, if not impossible. And then “complecte” appeared while I was programming… nothing to do with a relational database !! ?? !! The brain is fascinating.

Bleu

Un autre essai de projection sur l’écran papier. Cette fois-ci, le focus était mieux réglé, ce qui aide un peu à la clarté et à l’utilité du procédé.

Mise à jour 2020-01-21 : me suis rendu compte que la vidéo placée ici n’avait pas les sous-titres que j’avais composé. J’ai remonté la vidéo et mis le nouveau lien ci-dessous.

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Another projection session on the paper screen. This time the focus was better adjusted helping the overall process to be clearer and more useful.

Update 2020-01-21: realized that the video didn’t contain the captions I created. I re-rendered the video with captions; link below.

Écran de papier, un autre essai

J’ai retrouvé une vidéo de la projection sur écran papier (pourtant ça fait pas longtemps que je l’ai faite, mais j’ai tellement de matériel en cours et de trucs accumulés: je perds vite des éléments).

Recadrée et augmentation de la saturation des couleurs (avec DaVinci Resolve) ça donne un effet un peu plus intéressant. Reste que cet écran ne peut accepter des images complexes, l’ensemble devient trop brouillon.

À trouver, des vidéos de formes simples aux couleurs contrastées.

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I found a video of the projection on a my paper screen (even though it was filmed not long ago, but I have so much material in progress and stuff accumulated: I quickly lose bits and pieces).

Cropped and increased color saturation (with DaVinci Resolve), the video offers a slightly more interesting effect. Still, this screen cannot accept complex images, the whole becomes too busy.

I need to find videos of simple shapes in contrasting colors and try again.